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 Loevan [Terminée]

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AuteurMessage
Loevan Narcisse Logan

Ancien dieu
Poupée des Enfers

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Messages : 46
Origine : Céleste
Statut : Prédateur, à n'en pas douter...

Carte de Séjour
Genre: Ambivalent
Relations:

MessageSujet: Loevan [Terminée]   Dim 16 Jan - 20:55

    [x] Identité : Loaevan ( pronnoncé Loévann ) Narcisse Logan...
    [x] Age : Esprit ténébreux, corps céleste privé de la vieillesse… Je n’ai pas d’âge et mieux vaut pour mon âme damnée, ignorer le nombre d’années qu’elle a vu s’écouler.
    [x] Race : Ancien Dieu.
    [x] Filiation : Fils d’Hadès et d’Aphrodite dans leurs jeunes années, enfant batard qui n’aurait jamais dû naître. Demi frère d’Harmonie, Déimos, Phobos, Cicéron, Rhodos, Priape et bien d’autres encore. Tous ne sont pas du même dieu, bien évidemment. Mon le dernier frère, celui que je considère vraiment comme tel et pour qui je vous une grande affection n’est autre Eros, fils d’Aphrodite et d’Hermès.
    [x] Pouvoirs : Aphrodite est Déesse de l’amour, fertilité, beauté et j’en passe. Elle m’a offert involontairement par ses gènes, sa beauté, sans se douter que je la surpasserais dans ce domaine. Elle m’a aussi donné le don d’enfanter, d’être… fertile autre part qu’en Olympe. Mais cela… n’est pas mes pouvoirs. C’est juste inscrit en moi, mon héritage, comme Hadès m’a donné la cruauté et la fourberie… Mes pouvoirs m’ont été retirés lorsque j’ai été déchu, envoyé sur terre. Les dieux, me disant trop dangereux, m’ont arraché une partie de moi. Je ne suis plus qu’un dieu atrophié… ne possédant plus que deux petits dons insignifiants.
    Le premier est la télépathie, pouvoir qui a su au court du temps, me montrer que le monde était comme je le pensais : moisi. A l’image de mon cher tonton Zeus. Je lis dans vos esprits, et étant un ancien dieu, rares sont ceux pouvant me résister.
    Le deuxième n’est autre que les illusions, que je manie à ma guise pour leurrer ceux qui m’offensent. Je peux leur faire croire ce que je veux… avec un petit plus donné par mon essence divine. Je sais à quoi ressemble l’enfer pour y avoir vécu, je sais ce que le Styx et l’Erèbe vous réservent car j’y ai vogué… Et je sais ce que signifie « âme torturée pour l’éternité » pour les avoir contemplées dans ma jeunesse. Je peux vous faire voir ce monde… et perdre votre esprit dans le Tartare. Mais j’ai rarement recourt à cette dernière illusion car Hadès n’aime pas tellement que j’envoie un esprit non mort dans son monde…

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.:: Caractère ::.
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Caractère vu par Eros:

J’ai toujours cru que l’apparence de Loevan irait avec son caractère, j’ai toujours pensé qu’à l’instar de sa beauté trop grande, sa bonté le serait tout autant. Quelle erreur ! Il est magnifique oui… Ma sa cruauté, sa fourberie… n’ont aucune limite. Le pire c’est sans doute qu’il nous est impossible de ne pas tomber sous son charme, que quoi que l’on puisse faire, nous tomberont toujours dans ses filets, tout en sachant ce qu’il est et ce qu’il peut faire. Jadis je l’ignorais et j’en ais fait les frais. Mais je ne regrette rien, ces années étaient et resteront les plus belles de mon existence. Les autres peuvent bien se moquer, ils ne savent pas, ils ne le connaissent pas autant que je connais ou crois connaître Loevan. Ils ne savent pas que durant l’amour, il a un petit sourire heureux, ils ne savent pas qu’il aime voir le visage de la personne à qui il s’unit. Ils ne peuvent même pas imaginer qu’il aime rire en jouant avec les petits animaux qu’il trouve. Je suis le seul à l’avoir contemplé de sa plus tendre vulnérabilité. Je sais que ses crises de colère peuvent être terribles, je sais qu’il peut rire et pleurer la seconde qui suit, même si en vérité, je ne l’ais vu verser des larmes que par deux fois… Et croyez moi, il n’y a rien de plus déchirant.

Je sais qu’il est curieux et aime apprendre, qu’il n’est pas juste capable de faire du mal. Oui, il sait se montrer doux et tendre, les années vécues à ses côtés en sont la preuve. Je sais que de part son héritage, il est un paradoxe à lui tout seul. Bon et mauvais, doux et cruel, tendre et indifférent. Son héritage est sa perte, il… est devenu fou à l’heure qu’il est, à cause de son exile et du traitement que les miens lui ont infligés. Lui plus que les autres avait besoin de recevoir de l’amour. Il n’en n’a jamais reçu autrement que par moi, et cela n’a pas suffit à le sauver.

Ce qui me fait encore rire aujourd’hui c’est qu’il peut être capable de parler de tout et n’importe quoi, à n’importe quel moment, comme ce jour là, avant que nous couchions encore une fois ensemble, où il me demanda ce que je pensais des mandarines… Mais le temps à fait son œuvre…

Déjà à l’époque il avait un goût prononcé pour la solitude, qui s’est creusé avec les temps, les millénaires. Avec le temps, il est devenu sarcastique, moqueur, mais je sais que par delà les apparences, il reste une flamme de bonté. Que dans tous ces mensonges, il y a de la vérité. Il m’a fallu du temps avant de le constater, de lui pardonner… Aujourd’hui je sais qu’il m’a aimé et qu’il le niera toujours, pour garder la face, parce que sa fierté est trop grande que pour être une nouvelle fois bafouée. Il est rancunier, il rumine ses noires pensées et son cœur est gangréné par la haine qu’il voue à notre race.

Je sais aussi que par dessus tout, l’éternité elle-même ne suffirait pas pour le comprendre… ça n’empêche que malgré ce qu’il m’a fait, je l’aime encore. Et je sais qu’il en sera toujours ainsi, pour moi… et pour lui aussi. Nous gardons en mémoire le passé, n’en gardons aucun regret. Nous avons tourné la page pour mieux avancer. Et des cieux, je le regarde évoluer et je tente de limiter les dégâts… Je lui rends visite de temps à autre pour semer un peu d’espoir en lui, cette petite chose qui lui manque terriblement…


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.:: Mémoire ::.
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- Je te cherchais…
- Vraiment? Tu devrais pourtant savoir que je viens toujours ici.
- C’est d’ailleurs étonnant. C’est un endroit sordide, nullement fait pour une personne telle que toi.
- Eros, mon beau, toi, plus que n’importe qui, devrais savoir que ce lieu m’est plus approprié qu’un autre !
- Cesse cela, Loevan ! Ce lieu souille ta beauté, plus tu y restes plus tu deviens…
- Mauvais ?
- On peut dire ça. Tu deviens instable, tu as des crises de colère…
- Je deviens adulte. Je prends ma véritable forme, mon caractère. Tu ne sais pas ce que c’est toi. Tu es encore un enfant.
- Je suis peut-être plus jeune que toi, pourtant il semblerait que je sois le seul de nous deux à être doté d’intelligence !

J’éclatai de rire, un son pur, cristallin, qui sonnait tellement juste, même dans un endroit aussi sordide que celui où nous nous trouvions. Je sentis un léger coup derrière ma tête et je relevai mon visage vers mon compagnon. Il faisait une moue désapprobatrice devant le peu de cas que je faisais de toute cette discussion.

- Tu n’as pas l’ordre des priorités.
- Tu ne connais pas mes priorités Eros.
- Alors donne-les-moi… Que je puisse te comprendre.
- Survivre serait déjà un bon début.
- Tu vis en l’Olympe, que peut-il t’arriver !
- Ta mère est plutôt jalouse Eros. Je ne pense pas qu’elle apprécie d’avoir à ses côtés, un être qui la surpasse en beauté.
- Tu divagues.
- Si tu le dis.

Le silence s’installa, lourd. Si nous ouvrions encore la bouche, nous allions finir par nous disputer. Et Eros est trop lâche que pour tenter une discussion houleuse. Ou alors il m’aime trop, ce qui est encore plus ridicule. J’ai soudain un sourire cruel, que mon camarade capte. Il me lance un regard à moitié horrifié, il recule légèrement avant de reprendre la parole d’un air buté :

- Rentrons Loevan. S’il te plait. Cet endroit n’est vraiment pas bon.

Mon sourire s’agrandit, moqueur. Mais je ne répondis rien. Je me relevai et frôlai son poignet, reprenant un visage plus doux, charmeur, un sourire sensuel gravé sur mes lèvres. Il saurait facilement décoder mon message. Il n’était pas l’amour et la luxure pour rien ! Et je crois qu’il préfère coucher avec moi plutôt que de se disputer avec moi. Il ne sait jamais sur quel pied danser en ma présence, lorsque nous discutons vraiment. Il n’imagine pas que… Je suis sérieux dans tout ce que je dis, et que cet endroit que nous quittons, fait partie de mon être. Les faubourgs de l’Enfer…

Seulement il vaut mieux qu’il ignore cela. Comme le fait qu’il devait continuer d’ignorer tout de moi, de me croire aveuglément, d’espérer que jamais je ne me lasserais de lui. Que son statut de dieu débaucheur me suffirait et rassasierait mon besoin de luxure justement. Ce n’est encore qu’un enfant et même si son apparence est celle d’un adulte, il ne peut pas tout comprendre aux choses de la vie céleste. Il ne comprend pas que l’éternité, c’est long, il ne comprend pas qu’un jour lui et moi, ça sera du passé. Il ne comprend pas qui je suis, simplement. Il est trop pur et trop naïf, ce qui je dois l’avouer, me plait énormément. Quel plaisir j’obtiens à le souiller chaque jour et chaque nuit ! Un peu plus, chaque fois ! Me l’approprier encore et toujours plus. Son corps et son âme pleureront ma disparition, jamais il n’oubliera qui je suis, jamais il ne retrouvera un être comme moi !

Je renversai la tête en arrière pour observer mon amant qui s’était avancé derrière moi, me prenant par la taille, totalement inconscient de mes pensées. Brave petit. Il recherche ma présence, près de lui. En lui. Je passai ma main derrière sa tête, dans ses cheveux, l’incitant à picorer mon cou de baisers, et obéissant, je sens ses lèvres se poser sur ma chair. Je frissonne légèrement, sachant parfaitement qu’encore une fois, ce petit bout céleste me comblera. Je le laisse m’enlever ma tunique et je me retournai enfin pour lui faire face, passant voluptueusement mes bras autour de sa nuque, alors que je scellais nos lippes dans un baiser qui saurait réveiller son désir. Je ne peux d’ailleurs pas m’empêcher de sourire en le sentant contre ma jambe. Tellement prévisible.

La suite aussi est prévisible. Nous passons le reste de la nuit dans sa chambre, nous ravissant dans le monde de stupre que nous avons bâtis. Et je domine la luxure, je la soumets à mes moindre désirs, caprices, je la fais gémir, supplier… Et j’adore son visage extatique, abandonné. J’éprouve une joie sauvage à me libérer en lui, risquant une chose bien étrange pour un homme. Nous sommes des dieux. Dans l’Olympe. Nous sommes fertiles. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Cela serait drôle d’engrosser le fils chéri d’Aphrodite. Il serait amusant d’étaler à la vue de tous, le rejeton. Je suis certain que mes chers bourreaux me regarderaient autrement alors ! Ces pauvres âmes célestes qui se seraient laissées berner par un cadet. J’arriverais presque à rire à cette perceptive. Je pourrais presque aussi, mettre cette idée à exécution. La voix d’Eros me tira de mes songes, sa main caressant paresseusement mon torse, encore luisant de nos étreintes.

- A quoi penses-tu ?
- Qu’avoir un enfant de toi serait merveilleux.

Il se retourne et me contemple de ses si beaux yeux. Je lis le doute dans son regard ainsi qu’une légère gêne. Je le soupçonne de ne pas avoir su avant aujourd’hui, qu’il était capable d’enfanter.

- Tu… le veux vraiment ?

Et bien. Visiblement il était au courant, mais il était assez stupide que pour me demander si je souhaitais vraiment cette absurdité. Le pauvre est vraiment atteint. Le pauvre ne sait même pas qu’il baise quasiment chaque nuit avec son demi frère. A chaque étreinte je le déshonore. Et ça me rend heureux, parce que lui a ce que moi je ne pourrais jamais avoir : l’amour véritable des autres. Pas de mère et pas de père, que le dédain des autres. Parce que tous les anciens savent qui je suis et comment je suis. Tous savent que je suis dangereux mais que ma place est ici. Parce que sur terre, je ferais encore plus de dégâts. Ils verront à quel point ils se sont fourvoyés en me laissant me développer dans la haine et la rancœur ! Ho. C’est vrai. Il attend ma réponse.

- Oui… Mais tu es trop jeune.
- Je suis prêt à t’offrir l’enfant que tu souhaites, si tu le veux…
- Tu es un idiot Eros. Tu devrais réfléchir un peu plus à la portée de tes mots.
- Je ne comprends pas. Tu en veux un et lorsque je te donne mon accord, tu te désistes !

Je plongeai mes yeux dans les siens et lui offrit un magnifique sourire.

- Laisse le temps faire son œuvre. Je suis certain que plus tu te développeras, plus notre enfant sera magnifique…

**********


Aphrodite passe son regard d’Eros à moi, essayant visiblement de savoir ce qu’elle devait dire ou faire. Il était évident qu’elle en voulait à mon amant de m’avoir amené à elle, et il était encore plus évident qu’elle me haïssait de tout son être. C’est vrai ça, comment un être tel que moi, un petit dieu ténébreux, pouvait-il chaque jour devenir plus beau ? Comment moi, petit batard, pouvais-je avoir l’audace de me faire la réputation de la surpasser dans son propre domaine ? Je me demande ce que veut Eros, parce qu’il m’a amené ici sans me dire pourquoi. Pour me faire une surprise. Jusqu’à maintenant la surprise à un goût amère. J’espère sincèrement qu’il n’est pas aussi stupide que je le crois. J’espère qu’après ces quelques petites décennies vécues ensemble dans le plus grand secret, il ait compris l’importance de son silence.

- Eros, mon fils, pourquoi amènes-tu cette… ce dieu devant moi ?

Que nul ne se trompe. Elle voulait m’appeler chose. Mon amant aussi s’en rend compte, je le vois mal à l’aise, mais je suis visiblement le seul à le remarquer. L’habitude de le côtoyer sans doute. Il reprend rapidement contenance et je le vois se mettre bien droit. Il a vraiment évolué durant ces quelques années. Il est devenu plus beau et plus fort. Il a gagné en intelligence, quoi que je puisse dire.

- Mère, Loevan mérite autant ton respect que moi. C’est un habitant de l’Olympe, et sans vouloir te vexer, c’est un dieu qui te surpasse en bien des points.
- Tu oses m’humilier devant lui !
- Franchement Aphrodite, je n’ai pas besoin d’Eros pour t’humilier. Tu y arrives très bien toute seule.

La gifle qu’elle m’asséna me fit tourner la tête, juste un instant avant que je ne la relève, la défiant de recommencer. Je sais pourquoi Eros m’a amené ici, et je ne suis pas près de le laissé mener son idée à bien. Je reprends la parole, fourbe, blessant, ma voix si mélodieuse tranchant l’air comme les ciseaux des moires.

- Avoue très chère Aphrodite, que jouer la petite catin des cieux te plait ! Rejette donc la faute sur moi autant que tu peux, nous savons qui au final, est le plus coupable de nous deux !

Eros s’interpose entre nous avant de se retourner, montrant le dos à sa mère. Il me regarde sans comprendre mon comportement. Il ne connait pas toute l’histoire. Parce qu’il est interdit de la raconter. Je secouai la tête et murmurai à son attention seule :

- Tu savais que je ne l’aimais pas.

Et je me retournai, simplement. Je me dirigeai vers ce lieu si peu prisé, ce lieu qui m’avait vu grandir. Ce lieu que mon amant aimait si peu. Il me rejoignit quelques heures plus tard, s’asseyant à mes côtés, en silence. Et toujours sans un mot, il posa sa tête contre mon épaule. Il est fatigué je pense. Il a dû avoir une conversation animée avec ma mère. Notre mère.

- Je suis désolé. Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça.
- Je te l’avais dit Eros… Je t’avais prévenu que je n’étais pas le bienvenu dans le palais de marbre.
- Mais pourquoi ! Personne ne veut en parler !
- Zeus l’a interdit.
- Zeus…
- Tais-toi…

Et je l’embrassai. Ce baiser avait un goût de désespoir, le mien. Et sa tristesse qui se mêlait à ma langue. Encore une fois, nous fîmes l’amour, parce que c’était plus facile sans doute que de parler. Et aussi parce que moi, je savais que ça serait la dernière fois. Ça rendait l’échange encore plus délicieux, plus somptueux. Sans compter que les faubourgs de l’enfer décuplaient nos sensations. Ce fut de loin notre meilleur échange… Et couché contre moi, sa respiration encore un peu rapide, je l’entendis murmurer :

- Je t’aime.
- Je sais…
- Je t’aime vraiment…
- Je sais.
- Je t’aimerais toujours.
- C’est idiot.
- C’est l’amour.
- C’est encore plus idiot, répliquais-je.
- Tu me traites d’idiot ?
- Je te traite de doux rêveur.
- Est-ce si stupide de rêver ? Pourquoi ne parviens-tu pas à penser à un bel avenir ? A celui que nous pouvons avoir ?
- Parce qu’il n’y a pas d’avenir pour moi Eros.
- Nous avons tous un avenir. Et crois moi, le notre sera bien plus radieux que tu ne le penses.
- Qu’est-ce qui te fait croire ça mon beau ?
- Je porte ton enfant.

Je cessai de respirer durant un instant. Je sentis mon cœur battre douloureusement dans ma poitrine. Je devrais être heureux de cette nouvelle. Mais je ne l’étais pas. Comment l’être ! J’avais évolué depuis cette nuit où j’avais dit vouloir un enfant ! J’avais grandit et compris que le seul avenir pour mon enfant, serait le même que le mien. Et jamais je n’aurais souhaité ça pour lui ou elle. Et voilà qu’Eros m’annonçait que mon vœu de jeunesse se réalisait !

- Tue-le !

Il se redressa, horrifié par mes mots, n’osant croire ce que je venais de dire. Mais il dut lire tout mon sérieux dans mes yeux car il se dégagea complètement. Je sentis comme un élancement dans mon cœur, mais je ne tentai rien pour le reprendre contre moi.

- J’ose croire que tu n’es pas aussi cruel que ça.
- Tue-le Eros ! Tue-le ! C’est la seule chose que tu peux faire !
- Tu es fou. L’enfer a décidément mauvaise influence sur ton esprit. Je vais m’en aller, cet endroit est mauvais pour notre futur enfant.
- Tue-le ou je te tuerais.

Il s’arrêta en pleine action, c’est-à dire, se rendre un minimum présentable en remettant ses habits. Je ne pouvais détacher mon regard de son torse, de son ventre, ce putain de ventre où j’avais planté ma foutue semence. Je me suis fait prendre à mon propre piège, je m’en rends compte aujourd’hui. J’ai séduit bon nombre de dieux ignares, je ne suis pas fidèle pour un sous, mais lui… il est le seul avec qui je sois resté. Celui en qui j’avais remit mon espoir de vengeance. Par lui que j’allais tomber.

- Tu me tuerais ? Tu ferais ça ? En sachant que Zeus te punirait par la suite ?
- Ne pose pas de question pour une fois !
- Tu me demandes de détruire notre enfant sans poser de question ?! Tu es encore plus fou que je ne l’imaginais !
- Bordel Eros ! Ce désir était stupide, j’étais un ado irresponsable !
- Parce que tu es plus responsable aujourd’hui peut-être ? Tu n’es qu’un gosse qui a mal grandit !

Je chancelai sous l’attaque verbale. Oui. Il avait raison. Entièrement raison. Il se rapprocha de moi, me pris ma main et la posa sur son ventre. De l’autre, il me releva le menton et m’obligea à le regarder.

- Je ne le tuerais pas Loevan. Et tu l’aimeras.
- Oui. Je pourrais l’aimer. Mais toi non. Pas plus que les autres. Parce qu’au final, vous êtes tous les mêmes. Parce que la vérité vous horrifie, que vous préférez vivre dans votre monde idyllique en laissant les boiteux de côté.

Il garda le silence, visiblement incapable de me contredire, ou simplement abattu par mon manque de confiance envers notre race. Il fini par soupirer, et m’embrassa.

- Tu n’es pas un boiteux. Tu es Loevan. Et tu es magnifique, tu es mon compagnon.
- Je suis surtout ton frère.

Il me regarda bizarrement avant d’éclater de rire. Mais il s’étrangla dans sa gorge en constatant que j’étais on ne peut plus sérieux. Il m’appela par mon nom, me demanda de démentir ou de dire que ce n’était qu’une farce. Je ne fis rien de cela, je m’éloignai juste de lui, retirant ma main de son ventre, comme si sa chaleur pouvait me bruler.

- Je suis le fils d’Hadès et d’Aphrodite. Je suis le rejeton qui n’aurait pas dû naître. Et tu étais l’instrument de ma vengeance. Par toi je voulais leur faire payer, leur montrer que même les indésirables savent être plus forts qu’eux.
- Tu es… mon frère…
- Je voulais te faire souffrir, je riais intérieurement chaque fois que je couchais avec toi. Je t’avais dis vouloir un fils, mais c’était juste pour rire au nez des autres…
- Tu ne m’as jamais aimé.
- Jamais. Tu tueras cet enfant si tu es un peu malin. Parce que tu te couvriras de honte en mettant au monde la progéniture de ton frère !
- Tu es ignoble.
- Doux héritage d’Hadès…
- Ne mets pas tout sur son dos ! Il n’était pas là pour t’éduquer. Tu es devenu ignoble tout seul. C’est de ta faute.
- Comment grandir correctement sans parents ? Tu sembles ne pas saisir toutes les implications de mon héritage.
- Rejeté de tous, obligé de vivre dans l’ombre, sans amour, sans compassion ni pitié d’aucune sorte… Ho si je comprends fort bien. Seulement tout ce que je retiens, c’est ta trahison. Tu m’as mentis.
- Depuis le premier jour. Va donc pleurer dans les jambes de ta mère, va lui dire combien je suis méchant et que je mérite la mort ! Va lui dire que je me suis joué de toi.
- Nous ne punissons pas l’inceste. Zeus et Hera sont un bon exemple.

Je fis un geste de la main pour le faire taire. Je savais tout cela. L’inceste était monnaie courante ici, tout comme l’homosexualité. Encore une fois, il suffit de voir Zeus et Ganymède. Le problème, c’est que tout ça ne se rapportait pas à moi. Procréer m’avait été interdit, et en soi, c’était déjà un miracle que j’ai pu résider aussi longtemps, même dans le secret, en l’Olympe.

- Qu’allons-nous faire, Van ?

Que l’on ne s’y trompe pas, il est toujours en colère, seulement il est temps de songer à l’avenir, de savoir ce que nous devrions faire pour ne pas réduire à néant notre vie. Avoir un enfant de notre sang, de notre frère, sœur ou autre n’est pas interdit, encore une fois. C’est juste qu’encore une fois, cet enfant est le mien, ce qui rend la chose plus compliquée.

- Toi tu vivras. Tu mettras au monde l’enfant et je le tuerais. Ensuite…
- Tu seras tué.
- Oui.

Les hommes peuvent tuer les dieux. Les dieux ne peuvent se tuer entre eux. Ça fait toujours d’énorme dégât ce genre de meurtre. Alors un infanticide… Je sais ce qui m’attend si je tue l’enfant. Mais c’est la seule solution que je vois. Je refuse de tuer mon frère, le tuer avant qu’il ne mette notre progéniture au monde. Mais tuer mon fils ou ma fille, j’en serais capable. Je le sais. Reste a savoir si je saurais me pardonner ce geste.

Je peux aussi mettre l’enfant au monde et l’éduquer. Le laisser vivre. Ça te sauvera également.
- Ho s’il te plait, ne commence pas à jouer au petit dieu prévenant ! Son avenir sera comme le mien, voire pire ! Veux tu qu’il grandisse dans l’indifférence de tous, dans la haine ?
- En fait, je voulais qu’il grandisse avec toi et moi. Entouré de ses deux parents. Seulement tout ne se passe pas toujours comme on le veut.
- Ça ne change rien… Je serais quand même tué. Je ne pouvais engendrer. Je le savais. J’étais juste assez stupide à l’époque pour croire qu’avoir un enfant leur ferait du mal.
- En vérité, tu t’es fait du mal à toi-même. Je garderais cet enfant Loé. Je le garderais et je le chérirais, en souvenir de l’amour que j’ai eut pour toi.
- L’enfant de ton déshonneur.
- Notre enfant. Et en lui, je saurais retrouver la lumière qui m’avait tellement séduite en toi.


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.:: Vous ::.
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Seth EdelWeiss

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MessageSujet: Re: Loevan [Terminée]   Dim 16 Jan - 22:29

Bonsoir !

Tu es évidemment validé ! *o*
J'adore l'histoire, et le caractère ! Quel superbe salaud, un enfoiré... que j'adooooore ! <3
Le code est bon, super longueur mais me suis pas ennuyé un seul instant =3.

En tout cas, je te souhaite la bienvenue parmi nous en espérant très sincèrement que tu t'amuserais bien parmi nous !
N'hésite pas à te rendre dans le flood ou dans les stèles, tu peux également demander un rang personnalisé dans les doléances ! <3

A bientôt sur le forum !

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It is said some lives are linked across time connected by an ancient calling that echoes trough the ages, Destiny.

Les dieux nous envient parce que nous sommes mortels, parce que chacun de nos instants peut être le dernier et que tout est beaucoup plus beau car nous sommes condamnés.

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Loevan [Terminée]

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