 | [x] Identité : Achille White [x] Age : 23 ans [x] Race : Ce cher Achille n'est rien d'autre qu'un pauvre petit humain tout ce qu'il y a de plus bête. Deux yeux, un nez, une bouche, deux bras, deux jambes et le tous remplie de quelques organes et intestins. [x] Pouvoirs : none [x] Spécialités : Achille lorsqu'il vivait encore sur un territoire civilisé, pratiquait la boxe ce qui a pu lui servir durant cette courte période où il fut Jager. |
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.:: Caractère ::.
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Achille c'est un type un peu compliqué il est à la fois une personne attentionnée et brutale, il peut se faire aussi doux que violent. C'est un paradoxe à lui tout seul, un mystère pour ceux qui n'ont pas encore appris à composer avec son caractère ou qui ne l'ont encore tout simplement pas apprivoisé. On ne peut pas le qualifier de lunatique, il ne s'agit que d'un peu d'ambivalence, tout ce qu'il y a de plus humain, rien de bien méchant. Sa douceur n'est simplement pas poussé à la naïveté maladive, bien sûr Achille est quelqu'un d'agréable et amicale prêt à aider et serviable comme on le lui a appris et rabâché durant sa petite enfance mais toutes ses qualités prennent fin à partir du moment où vos agissements ne lui plaisent pas, si vous êtes louche ou malintentionné, Achille ne poussera pas sa gentillesse outre mesure et pourrait même s'avérer désagréable et cinglant. C'est un bonne pâte qu'il ne faut pas trop chercher sans quoi on peut s'attendre à des représailles.
A coté de ça, l'australien reste un perpétuelle extraverti, c'est sûrement lui qui fait le premier pas, qui s'adresse aux inconnus d'une voix chaleureuse et assurée, c'est un jeune homme expansif qui a besoin de se sentir entouré, il vit d'ailleurs très mal la solitude. Ce n'est pas que se retrouver tout seul l'effraie, il a passé ce stade puéril de la réflexion sociale, juste qu'il ne sait plus quoi faire de son temps, il traîne et végète quand personne n'est là pour lui donner un peu d'énergie, on peut dire qu'il n'est pas, ou très peu indépendant, il a besoin d'une figure forte pour le secouer de temps à autre.
Et malgré ce sourire constamment accroché à son visage et sa joie de vivre, Achille n'a rien d'un optimiste, ce n'est pas un pessimiste fini non plus, il est assez réaliste dirons nous, il a les pieds sur terre et à la franchise d'assumer une situation déplorable. Ce n'est pas le genre à transporter tous les espoirs sur ses épaules, il n'a pas le goûts à raconter des foutaises utopistes ou quoi que ce soit d'autre qui pourrait lui paraître de l'ordre de l'impossible. C'est bien beau de vouloir rassurer tout le monde mais si vous vous planter sur vos pronostiques du bonheur parfait ça risque de faire grincer des dents. Dans la continuité de cette logique il est normal qu'Achille exècre les ingénus qui se plaisent à déballer tout un ramassis de conneries illusoires et se prennent pour les héros de la veuve et orphelin. Il les prendra souvent en grippe et préférera castrer la joie de son petit groupe pour leur exposer la réalité. Après , les caractères trop affirmés le mettent aussi hors de lui, il n'y a rien de plus déplaisant que de se faire prendre de haut, on va pas lui apprendre la vie comme on se refusera à lui donner des leçons mièvres et nian-nians , Achille a horreur de ça. Ce n'est pas qu'il refuse d'apprendre de ses pairs juste qu'il préfère apprendre de ses fautes tout seul, il ne veux pas être influencé et veut développer son propre point de vue sur chaque chose, il s'est suffisamment construit avec les autres durant sa jeunesse maintenant il souhaite en quelque sorte profiter d'un peu plus de libertés, et aimerait jouir de toute son inhibition intellectuelle, malheureusement sur l'île ce ne sera pas chose facile.
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.:: Mémoire ::.
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Mon poing s'appliqua avec force sur le sac de sable, de la sueur dégoulinait le long de mon visage mais malgré la fatigue qui commençait à se faire sentir je continuais de frapper sans interruption dans ce bout de cuir inanimé, ça me faisais du bien , c'était, depuis une semaine, la seule façon que j'avais trouvé pour me défouler. Je pratiquais la boxe depuis bien longtemps mais je n'avais jamais goûté à ses effets salvateurs, pour moi ce n'était qu'un passe temps tout ce qu'il y a de plus bête mais la situation en avait fait un vrai défouloir.
Effectivement, je venais tout juste de me faire larguer, j'avais 23 ans et j'étais de nouveau célibataire, remarque, bon débarra cette teigne ne serait plus sur mon dos, à vrai dire c'était surtout mon égo qui en souffrait plus que mes sentiments pas spécialement profonds. J'avais finalement foutu la paix à ce punching ball, délaissant ce dernier pour les douches et hop, j'enfilais un jean et un hoodie avant de filer hors du club de boxe.
Melbourne était surpeuplé ces temps-ci, remarque il n'y avait rien d'étonnant à cela en plein mois d’août, la plupart des touristes de base se ruaient vers les températures affolantes qu'offrait l'Asutralie pour mon plus grand malheur. Je me faufilais un chemin, non sans mal, entre un groupe de visiteurs obèses, lunettes de soleil bon marché, bermudas et berkinstock démodées au pied sans oublier l'apparat de ces vacanciers bruyants : la peau écrevisse, touchée de trop par le soleil.
Je soupirais à la vue de ces énergumènes, il me faudrait des vacances à moi aussi... C'est pas que le travail m’accablait, non, j'étais un de ces déchets de la société qui, d'après le gouvernement, ne faisait que tirer l'économie vers le bas. Il n'y avait pas que ma copine qui m'ait lâché, mon boss aussi avait décidé de mettre un terme à notre relation. J'avais maintenant tout mon temps pour moi mais voilà, de mon temps je savais pas quoi en faire. C'est bien triste ça, quand on bosse on ne rêve que d'une chose : du temps libre et quand on l'a enfin on regrette de ne pas bosser.
J'avais fait tourner ma clef dans ma serrure et poussé la porte grinçante de mon appartement d'un coup d'épaule. La première chose que je fit fut d'allumer mon ordinateur, je repartais dans ma cuisine m'offrant une boisson bien fraiche, je posais le verre contre l'évier, reposant mes yeux sur la boisson sucrée. Qu'est ce que j'allais bien pouvoir foutre de cette journée moi ?
Le son de ma boîte mail vint me tirer de ma rêverie, chouette un nouveau spam, je lâchais ma boisson me fixant à nouveau face à mon ordinateur. C'était un de ces titres accrocheurs qui vous poussent à cliquer : « vous avez gagné notre grand concours ». J'allais supprimer le mail en question quand la mention « voyage sur une île paradisiaque » attira mon attention, oui j'avais bien joué après tout il y a quelques semaines à un jeu stupide mais j'étais loin de m'imaginer remportant le premier prix. J'ouvrais la pièce jointe, décidé à réclamer mon dû. Au moins cela faisait la première bonne nouvelle de la journée.
Il me suffit de quelques jours pour recevoir les tickets et la brochure, alléchante il faut bien le dire, de ce dit voyage. Une semaine après je me retrouvais à bord de cet énorme bateau de croisière. Je n'avais jamais pris la mer, et à vrai dire le simple fait de fixer tous ces remous, ces clapots et ces ondulations me donnait la nausée. J'étais monté, hésitant, sur le paquebot et je regrettais presque maintenant d'avoir remporté ce prix. Je passais, pour ainsi dire, ma vie sur le pont, le visage vers le grand bleu, prêt à vomir toute mes tripes. Il me tardait d'arriver, que ce foutu voyage prennent fin...Ajoutez à cela une agitation constante. Si les premiers jours m'avaient semblé idylliques cette ambiance à « la croisière s'amuse » avait fini par vite me courir. La grande partie des passagers semblaient endormis par les attentions de l'équipage. Et puis quelque chose dans leur comportement me dérangeait, une intuition, je ne sais trop quoi qui me mettait mal à l'aise. Les parties du bateaux auxquelles nous n'avions pas accès accentuées cette impression. Les regards de certains membre de l'équipe d'accueille ne m'inspiraient rien qui vaille. Cette impression -en plus de celle du mal de mer- grandissait de jour en jour, je me sentais maintenant oppressé, irrémédiablement angoissé par la fin de ce voyage, je tentais de me convaincre, j'avais vu trop de films sûrement. Si seulement Elwin n'avais pas refuser cette place, on serait deux maintenant à psychoter. Il n'y a rien de pire que la solitude dans l'angoisse, il n'y a personne pour vous dire « t'en fais pas, ça va aller tu te fais juste des films » personne pour vous remonter le morale ou vous montrer que ce ne sont que des histoires que vous vous inventez. C'était un pressentiment infâme qui me réveillait la nuit, ça, ou j'étais devenu totalement barge. Néanmoins je n'avais pas poussé l'instigation, j'avais sûrement trop peur de découvrir que mon sentiment était fondé, comme un enfant qui se refuse de jeter un œil sous le lit pour savoir si le monstre et bien là ou pas, c'était pareil pour moi. Sauf que personne à par moi ne semblait se préoccuper de tout cela. Je serais certainement plus rassuré une fois que nous toucherions la terre, enfin ça c'est ce que je me disais.
* * *
«
Regardes ! Je vois l'île !! »
le petit brun s'excitait, tirait sur le bras de son tuteur, folle de joie à l'idée de découvrir ce petit coin de paradis. Je redressais mes yeux sombres vers l'horizon, on voyait au loin, aussi petite qu'une pièce de monnaie, la forme incertaine de la terre, un mélange des couleur sable et vert laissant présager l'exotisme de l'endroit. Je me levais alors, rejoignant la petite foule qui s'était déjà amassée sur le pont, le vent fouetta mon visage, l'odeur de la mer emplit mes poumon, et alors que je touchais un instant au plaisir de l'inertie quelque chose vint me frapper, comme la vérité qui revenait au grand galop, j'étais empli d'une soudaine et forte anxiété, je fixais cette île qui se rapprochait et cette silhouette paradisiaque se transformait peu à peu en cauchemar. Les arbres s'ouvraient en une gueule béante, sombre et inquiétante. Mon visage était éteint, fermé, et presque grave.
On nous appela finalement uns à uns pour nous faire descendre dans des chaloupes qui finiraient leur voyage sur la plage de l'île. On m'assura que si le bateau se tenait si loin de la cote c'était pour éviter le danger des bans de sable, mon regard parcouru un instant la nappe bleutée et profonde, pas de trace de ces pseudos bans de sable, pas le temps de plus m'inquiéter on m’envoie dans une de ces petite barque. Mes iris sont fixées sur l'eau, le bleu marin et sombre des vagues laisse entrevoir de temps à autre quelques poissons, la mer garde comme une épouse jalouse cette île, la mer ici, c'est la barrière des jardins la grille des prisons. Les enfants devant moi se réjouissent, ils laissent leur main flotter au dessus de l'onde, leur père les attrape par les épaules, souriant à ses deux marmots, leur assurant que ce serait sûrement les plus belles vacances qu'ils allaient vivre. Moi, je restais cramponné à ma valise rongé par quelque vilains pressentiments.
Les embarcations touchèrent finalement la plage, nous laissant devant un paysages ahurissant et saisissant. J'avançais un peu plus, oubliant un instant mon anxiété. Les groupes allaient ça et là, les enfants sautillaient.
Crack
ça venait de sous mon pied, je baissais mon regard, écartant le sable avec ma chaussure. Non ce n'étais pas. J'avais beau me retourner, les rameurs étaient déjà loin, s'appliquant à décamper au plus vite. Sous mon pied un crâne.
Un premier cri s'éleva dans l'air chaud de l'île. Nos yeux fixaient, incrédules, une horde sombre qui s'approchait, des hommes déformaient, des crocs immenses, des griffes et des gueules baveuses, leur regards affamés nous transperçaient. Instinctivement mes jambes se mirent à courir, je jetais un dernier regard derrière moi, un carnage, du sang partout, du sang qui se mêlait au bleu des flots. Je courrais comme jamais je n'avais couru avant. Une de ces bêtes semblait sur mes talons. Je poussais un cris. On aurait pas pensé à pareil scénario, même à Hollywood. Le souffle du monstre vint me brûler la nuque, des larmes coulaient sur mon visage, je pensais ma fin proche. C'était une de ces choses affreuse, le visage était déformé, étiré en une forme animale à certains endroit, plus humain à d'autres, je ne reconnaissais même pas la créature. Ces mains, énormes, se terminaient en des griffes acérées, ses jambes étaient courbées, arquées comme celle des fauves. Alors que l'animal semblait me saisir je lançais à travers son visage ma valise que je n'avais pas lâché dans la panique. La chose s'arrêta un instant, lâchant une plainte, moi je ne m'arrêtais pas, je gagnais la forêt m'y enfonçant de plus en plus.
Au bout d'une demie heure de course effrénée je compris qu'il ne servait plus à rien de courir. Je m'arrêtais, posant mon dos contre un arbre, j'étais choqué. Je me laissais glisser contre le sol humide de la forêt, laissant éclater des sanglots entrecoupés, mon souffle était court et une douleur vint me lancer tout à coup. J'apportais ma main à mon flanc, découvrant avec horreur une longue estafilade. Je basculais ma tête en arrière, incrédule, j'étais là, perdu sur une île affreuse peuplée de monstre, seul et blessé, j'allais mourir à coup sûr. Je restais assis là pendant un moment, j'avais perdu tout mes moyens et toutes mes facultés intellectuelles.
Il faisait nuit quand je reprenais totalement mes esprits. Il fallait avancer et cesser de se lamenter. J'en avais conclu qu'il n'y avait rien à perdre, qu'en restant là je mourrais sûrement de faim ou de froid, je serais peut-être dévoré, si je me déplaçais dans cet enfer vert ce serait la même chose alors mourir pour mourir autant essayer de trouver une solution plutôt que de passer mes dernières heures à me lamenter.
J'écartais tous les obstacles sur mon passage, l'adrénaline qui m'avait saisi s'était envolée et laissait maintenant la faim. J'étais exténué, épuisé, j'avais envi de baisser les bras, je trébuchais et restais au sol. Ma chemise était maintenant couverte de sang sur une bonne surface, je craignais souffrir d'une fièvre et j'avais peur de l'infection. Je plaquais mes jambes contre mon ventre, m'enroulant sur moi-même, il fallait dormir, au moins ce serait une mort douce, ne se rendre compte de rien.
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Réveilles toi ! Oh gamin, debout ! Mes yeux s'entrouvrirent difficilement sur un visage dur et sévère. Le vieil homme plaqua sa main sur ma plaie, m’arrachant une plainte.
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Bouges gamin, si tu restes la tu vas crever pour de bon.Ses bras me saisirent, m'extirpant une fois pour toute de mon sommeil et du tapis de feuilles sur lesquelles j'étais couché. Je puais le sang et l'humidité. L’inconnu me posa sur mes jambes mais je sentais la tête me tourner, j'allais défaillir mais la grande silhouette vint le soutenir me soulevant. D'autres voix résonnèrent autour de moi, mes yeux apercevaient quelques silhouettes austères, j'avais peur qu'on me tue.
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Allez, on reste pas là. Un peu plus loin sur la route on dépassait une sorte de grande barrière, je n'en croyais pas mes yeux, il y avait des humains qui vivaient là ?! On aurait dit un village ancien, on semblait y vivre comme il y a des siècles. Quelques visages inquiets me regardèrent, et on me fit entrer dans une tante où l'on me donnait tous les soins dont j'avais besoin. On ne peut pas dire que l’accueille était grandiose ici. Tous les habitants semblaient soupçonneux, la plupart des visages étaient fermés, imperméables aux sentiments. J'apprenais le nom de mon sauveur, Henri que je ne manquais pas de remercier une fois remis sur pied. Ici chacun avait sa place, les jägers, comme ils s’appelaient, s'organisaient comme une fourmilière si vous voulez. Ici chacun apportait quelque chose à la communauté. Je mis un moment à m'adapter à cette vie, à abandonner mes habitudes citadines et quelques peu égoïstes. C'était une bouffé revigorante, un coin de paradis entouré par l'ombre inquiétante et menaçante de la forêt. J'apprenais les rudiments, les bases de la vie sur Antarcia. J'apprenais aussi à détester ces créatures immondes et sanguinaires, à les craindre et à les combattre. La large cicatrice sur mon corps était un souvenir de leur cruauté.
Finalement cette communauté était bien plus soudée que je ne le pensais, la perte d'un camarade était toujours une épreuve insupportable, on finissait toujours par venger nos morts en étalant les carcasses de ces saloperies dans le camps, en dévorant la chaire qui tentait de nous dévorer. C'était une lutte inégale mais nous parvenions à survivre, j'avais rejoins le groupe des chasseurs, mes aptitudes sportives déversaient parfaitement cette discipline. Bien sûr les sortis hors de notre campement m'effrayaient, les nuits qui précédaient ces chasses étaient terrifiantes et blanches, mais il n'y avait rien de plus excitant, de plus plaisant, que du tuer une créature.
Ce jour là nous quittions le camps avec Juan, un nouvel arrivant, Alexandre, le vieux Henri, Yuri et moi même. Quelques enfants s'empressèrent de nous apporter des vivres, une gourde qui contenait assez d'eau pour chacun ainsi qu'un sac remplit de mangue, de mandarines et bien d'autres fruits et puis ce fut l'heure du départ, nous dépassions la barricade avec le cœur au bord des lèvres.
Cette marée verte me paraissait infinie et toujours aussi angoissante.
Nous traversions la forêt, nous enfonçant de plus en plus dans ce néant cauchemardesque, chaque bruit me faisait sursauter, je gardais toute ma contenance mais j'étais bien plus inquiet que je ne voulais le laisser paraître.
L'écorce d'un arbre était marquée de trois grandes griffes, des traces de pattes dans la boue et du sang, beaucoup trop de sang pour que la victime soit encore en vie. Nous suivions avec attention les empruntes laissées dans la terre. Je serrais ma machette entre mes mains, prêt à découper n'importe quelle bête. Nos pas se firent plus hésitants alors que nous approchions de plus grandes flaques de sang. Yuri trempa ses doigts dans l'une d'elle, c'était un ancien médecin, bien utile sur le camps d'ailleurs, il voulait sûrement déterminer depuis combien de temps ce repas avait été fait. Henri saisit mon col me traînant à l'avant, il dégagea quelques branches devant nous, je ne cru tout d'abord pas à ce spectacle, je devais halluciner, Juan, qui n'était pas habitué à de telles scènes, s'écarta précipitamment du groupe rendant son déjeuner. Henri lâcha un regard vaguement énervé au novice, retournant ver le cadavre.
C'était un homme, il semblait jeune, sûrement plus que moi, ces yeux étaient écarquillés, le bleu de ses pupilles c'était estompé laissant un blanc livide les recouvrir, ses traits étaient déformés par la peur, sa bouche, étirée en une grimace insupportable, il appelait à l'aide. Il était étendu, allongé sur le dos, la gorge arrachée et broyée, ses cheveux blonds trempaient dans une flaque pourpre et sombre. Mais ce n'était pas la chose la plus surprenante, non, des morts on en voyait tous les jours, ce n'était pas impressionnant, ce qui était étrange c'était son ventre rond, gonflé, comme si on l'avait bourré de je ne sais quoi, semblable au ventre d'une futur mère. Je dévisageais un instant l'ovale de ce corps, n'osant pas m'approcher, ma bouche restait entrouverte, je ne parvenais pas à parler. Henri s'approcha, attrapant violemment le cadavre par le bras, soulevant ce dernier. Nous le regardions faire, choqués, intrigués mais choqués. Le vieux saisit mon coutelas, serrant son poing autour du manche.
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J'te le rendrais une fois ma besogne finie...Il redressa son visage vers les nôtres.
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Ben quoi ?! Vous aussi vous voulez savoir ce qu'il y a dans ce putain de ventre. Il fit glisser le couteau sur la peau distendue du jeune homme, il saisit son mouchoir et tira la peau, Henri détourna un instant le visage, dégoutté, puis entrepris de fouiller le corps, il nettoya ce qu'il restait de chaire avec son couteau. Ses yeux s'écarquillèrent, la surprise lui fit faire quelques pas en arrière.
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Ce...Ce gamin porte un enfant ! Nous échangions des regards incrédules, Yuri fit un pas, je restais derrière lui. Le vieux disait vrai, il y avait bien un foutu gamin la dedans ! Je réprimais un haut le cœur. Un homme qui porte un bébé c'est tout simplement impossible !! Je m'écartais, versant ma gourde sur mon front. Mes yeux se perdirent dans la végétation. Non ce n'était pas possible... Un vague bruit de feuille attira mon attention, je relevais mes yeux sur le paysage, quelque chose, oui quelque chose avait du passé par là, les buissons remuaient encore. Notre attention avait été détournée, nous en oubliions la bête. J'allais crier, les prévenir du danger mais quand je me retournais il n'y avait rien, plus personne, juste ma machette qui tremblait encore au sol.
Le bruit d'une mâchoire s'abattant sur de la chaire retentissait derrière moi, pas de plaintes, juste un silence terrifiant et glaçant. Un rire sardonique résonna.
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Tu devrais le remplacer à merveille. La voix était grave et caverneuse, j'entendais les filets de sang qui s'échappaient de sa gueule, son souffle sûr et moqueur dans mon dos. Mes iris se reposèrent sur le cadavre.
Le remplacer ?
Je tombais inconscient, mais à mon réveil, j'en étais sûr, je ferais parti du bétail.
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.:: Vous ::.
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[x] Age : 17 ans
?
[x] Expérience dans le RP : oh...ça fait un petit moment dirons nous, 5 ans je crois ou un peu plus, j'ai déjà rp sur des forum yaoi ou à contenu violent et choquants donc ne vous en faites donc pas pour moi !
[x] Première impression du Forum : « Wow c'est beau »
[x] Des Améliorations à apporter ? hum...Nope
[x] Code du Forum :[Code validé par Noham]